Quand j'étais jeune, je rêvais d'être au volant d'une Ferrari et de passer à travers les vitesses de la boîte manuelle. Je rêvais du "clac" qu'engendrerait chaque changement de rapport. Le temps a passé et j'ai eu droit à mon premier tour de piste au volant d'une Ferrari. Mais pas de "clac". Pas de troisième pédale. Au lieu de cela, deux palettes derrière le volant. D'accord, les changements de rapport son ultra-rapides. D'accord, les accélérations se font à la vitesse de la lumière. Mais reste qu'il y avait un vide en dedans de moi. En fait, il a fallu que je prenne le volant d'une Audi (la R8) pour faire l'expérience d'une boîte manuelle "gated" comme on dit si bien en anglais. Une expérience qui dans mes rêves de jeunesse, était exclusive à la marque de Maranello.
C'est triste. C'est encore plus triste quand on considère que Ferrari envisage ne plus jamais offrir de transmission manuelle à "trois pédales". La California est la dernière des Ferrari que l'on peut commander avec un levier de vitesse traditionnel. Par la suite, les transmissions à double embrayages, plus performantes et plus économiques, prendront la relève.
Je trouve ça vraiment dommage que Ferrari mette autant d'accent sur les performances ultimes et oublie que l'expérience de la voiture est aussi, sinon plus importante pour plusieurs, que deux ou trois dixièmes de secondes sur un tour de piste.
Triste histoire!































C'est poche!
C'est vraiment poche!