Subaru 2.5RS Swap STi JDM

Performance

Le principe n’est pas nouveau. Instaurer une mécanique surpuissante dans une voiture plus légère existe depuis assez longtemps merci. La transplantation mécanique est très populaire dans le milieu du tuning et les possibilités sont aussi nombreuses que le nombre de modèles de voitures multiplié par le nombre de mécaniques disponibles sur la planète. Bien sûr, une telle opération est toujours plus spéciale lorsque le projet semble impossible à réaliser ou, du moins, inusité. Ce n’est toutefois pas la direction que notre ami Mario a entrepris lorsqu’il a décidé de transformer une Subaru Impreza TS 1999 équipée du vénérable moteur 2,2-litres et de la transmission automatique. Grâce à l’implantation d’une mécanique plus vitaminée – le mot n’est pas trop fort – provenant d’une Version 7 de STI, la petite berline nipponne serait transformée en véritable bête de rallye pour la route. Pourtant, notre principal intéressé avait la réelle intention de faire l’acquisition d’une authentique STI usagée sur le marché de l’occasion au départ. Malheureusement, le portefeuille a souvent son mot à dire dans ce genre de situation et dans le cas de Mario, le budget n’y était pas.

STI vs RS/STI

La transplantation moteur STI dans un châssis GC n’a rien de spécial sur le plan technique. Plusieurs propriétaires de cette génération ont déjà effectué ce changement au Québec comme ailleurs sur le globe. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : cette recette est la manière la plus économique de pouvoir bénéficier de la puissance du bolide de rallye. À cet effet, une simple recherche sur le web va vite vous convaincre qu’une Subaru WRX STI usagée n’est pas une voiture abordable à acquérir. Un modèle 2004 demande plus de 20000$ et quel que soit le millage du véhicule, il est évident qu’une Subaru STI ait été conduite de manière abusive. Il y a toujours l’option du véhicule gravement accidentée qui est moins dispendieuse sur le coup, mais on ne sait jamais.

Swap Shop offre une alternative intéressante

De son côté, Mario a déniché une caisse en bon état pour la modique somme de 3000$. Mécanicien de profession, il a tout de même confié à l’entreprise Swap Shop de Blainville le mandat d’incorporer une mécanique 2,0-litres JDM tirée d’un châssis GD de l’année-modèle 2004. Les techniciens de SS n’ont mis que 4 jours pour réaliser la transformation complète et ce, pour 12000$. Mario aurait bien effectué les travaux lui-même, mais le manque de temps et d’espace l’ont poussé à emprunter cette voix « clé en main ». Au total, ce projet lui aura coûté 15000$ et il n’aura même pas eu besoin de se salir les mains. Imaginez, les pneus, les jantes, la suspension à l’exception des amortisseurs et les freins étaient inclus dans le prix. Mario n’a eut qu’à ajouter des sièges de STI, un cadran-indicateur de STI et le capot RS, question de donner un look plus méchant à la voiture. Évidemment, cette manière de faire nécessite un peu plus de patience. Il faut tout d’abord trouver LA voiture en bon état et ensuite se croiser les doigts pour que le « swap » soit effectué selon les règles de l’art. Mario n’avait pas trop à s’inquiéter car les gars de Swap Shop sont des habitués des produits Subaru.

Une question de poids

Le châssis de première génération comporte aussi d’autres avantages. Comme celui d’avoir une assurance auto beaucoup moins coûteuse que celle d’une WRX STI plus récente. L’argument le plus convaincant demeure toutefois le rapport poids-puissance supérieur de la carrosserie GC par rapport à la GD. Bien que Mario ne connaisse pas le poids exact de sa voiture, il l’estime à environ 1250 kg. La puissance du moteur 2,0-litres est de 280 chevaux, donc le rapport poids-puissance est 0,22 ch/kg. Si on refait le calcul avec une WRX STI 2004 qui pèse 1484 kg et qui développe 300 chevaux, le rapport poids-puissance est de 0,20 ch/kg. Bon, remarquez que la différence est tout de même minime, mais avec quelques modifications supplémentaires sur la voiture de Mario, ce chiffre grimperait facilement. Finalement, il faut avouer que la berline TS de Mario est très discrète sur la route, à part les jantes dorées qui enveloppent les énormes freins Brembo. Il y a aussi le capot RS qui vend un peu la mèche, mais somme toute, le résultat est sobre.

J’ai demandé à notre mordu de Subaru si il avait des regrets en ce qui a trait à son projet. Il n’en a pas vraiment. Sa voiture est aussi excitante et fiable qu’il l’anticipait. Par contre, s’il avait à recommencer, il aurait probablement dénudé la voiture au complet pour enlever toute la rouille accumulée de ce modèle canadien. Et s’il avait eu le temps et les ressources, il aurait probablement réalisé le projet lui-même, mais bon, pour l’instant, il savoure chaque accélération que sa RS/STI lui procure. Quelle bonne philosophie!